
Le Secrétaire
d'Etat aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat,
aux professions libérales et à la Consommation
à
Mesdames et Messieurs les Préfets de région
Mesdames et Messieurs les Préfets de département
Mesdames et Messieurs les Délégués régionaux au
commerce et à l'artisanat
Monsieur le Directeur général et Monsieur l'Agent comptable
de l'Organisation autonome nationale de l'industrie et du commerce
La présente circulaire a pour objet de présenter l'ensemble
des procédures mises en œuvre par le ministre chargé du
commerce et de l'artisanat en faveur de la création, du maintien, de
la modernisation, de l'adaptation ou de la transmission des entreprises commerciales,
artisanales et de services dans le cadre du Fonds d'intervention pour les
services, l'artisanat et le commerce (FISAC), ainsi que les modalités
d'attribution, de versement et de vérification du bon usage des aides
accordées à ce titre.
Les interventions du FISAC sont définies par :
- l'article 4 de la loi n° 89-1008 du 31 décembre 1989 modifiée,
dans sa rédaction résultant de l'article 35 de la loi de finances
pour 2003, n°2002-1575 du 30 décembre 2002 ;
- le décret n° 2003-107 du 5 février 2003 relatif au Fonds
d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce ;
- l'arrêté du 13 février 2003 pris pour l'application
du décret susvisé du 5 février 2003 relatif au Fonds
d'intervention pour les services l'artisanat et le commerce.
Le FISAC est un outil
d'accompagnement des évolutions des secteurs du commerce, de l'artisanat
et des services. Il vise en priorité à préserver ou à
développer un tissu d'entreprises de proximité, principalement
de très petites entreprises en raison du plafond de chiffre d'affaires
retenu (800.000€ hors taxes).
L'objectif de l'intérêt général qu'il poursuit
justifie que ses interventions ne peuvent, en aucun cas, avoir pour effet
d'induire un enrichissement sans cause ou une distorsion de concurrence. Par
ailleurs, les perspectives des projets aidés doivent être clairement
exposées en termes d'intérêt économique dans le
cas d'opérations collectives ou de viabilité économique
dans le cas d'aides individuelles.
Enfin, le présent dispositif doit être mis en œuvre au plan
local dans le respect des compétences des collectivités territoriales
et de leur harmonieuse complémentarité, dans l'intérêt
partagé des bénéficiaires, des financeurs et des services
instructeurs.
Les dispositions de la présente circulaire sont d'application immédiate
pour toutes les nouvelles opérations n'ayant pas fait l'objet d'une
demande de financement par le FISAC avant le 13 février 2003 ainsi
que pour les nouvelles tranches d'opérations ayant fait l'objet de
décisions antérieures, dès lors que les demandes de financement
correspondantes n'ont pas été effectuées avant cette
même date.
Toutefois, la disposition selon laquelle l'aide financière maximale qui peut être accordée pour une opération pluriannuelle ne peut excéder 2 M€ s'applique exclusivement aux nouvelles opérations comportant une évaluation du coût des tranches ultérieures et dont le dossier a été déposé postérieurement au 13 février 2003, date d'entrée en vigueur du décret susvisé du 5 février 2003.
J'appelle tout particulièrement votre attention sur l'impérieuse
nécessité de réduire au minimum les délais d'instruction.
Les dossiers individuels devront être traités dans le mois suivant
la réception du dossier complet, ce délai étant de deux
mois pour les dossiers d'opération collective. Lorsqu'un dossier est
incomplet, il conviendra d'adresser sans attendre les demandes de pièces
manquantes. Enfin, vous veillerez à éviter les doubles instructions
en interne, la norme étant, sauf exception, que le DRCA procède
à cette dernière.
Vous voudrez bien me saisir, sous le timbre de la direction des entreprises
commerciales, artisanales et de services, des difficultés que vous
pourriez rencontrer dans l'application de la présente circulaire.
Fait à Paris, le 17 février 2003
Renaud Dutreil
ANNEXE
1 – MODALITES D’INTERVENTION DU FISC (Généralités)
11- NATURE DES AIDES
Les aides peuvent prendre la forme de subventions, de provisions déléguées
à une personne morale de droit public ou d'avances remboursables.
L'attribution d'une aide au titre du FISAC ne constitue pas un droit pour
le demandeur. Elle ne peut être attribuée que dans la limite
des ressources disponibles au jour de la décision du ministre chargé
du commerce et de l'artisanat.
S'agissant des opérations se déroulant sur plusieurs années,
la demande initiale doit comporter une évaluation du coût des
tranches ultérieures. Néanmoins, chaque tranche doit faire l'objet
d'une demande de subvention spécifique. La tranche ultérieure
ne peut être financée qu'après justification par le bénéficiaire
de l'utilisation des crédits alloués à la tranche précédente.
Enfin, une décision favorable pour une tranche déterminée
ne constitue pas un engagement de financer les tranches ultérieures.
Le cumul des aides accordées par le FISAC et d'autres aides sur fonds
publics est limité en matière d'aides directes aux entreprises
à 80 % des dépenses subventionnables.
12 - BENEFICIAIRES DES AIDES
Dans le cas d'une opération collective, les aides financières
sont versées aux personnes morales de droit public et à leurs
groupements qui assurent la maîtrise d'ouvrage desdites opérations.
Toutefois, des personnes physiques ou morales de droit privé peuvent
également être bénéficiaires d'une aide répartie
dans le cadre de ces opérations.
Dans le cas d'une opération individuelle, la maîtrise d'ouvrage
peut être publique ou bien privée Dans cette dernière
hypothèse, l'aide est versée directement à la personne
physique ou morale de droit privé (exploitant, SARL, G.I.E., SCI).
En ce qui concerne la catégorie " Etudes ", l'intervention
du FISAC s'applique aux dépenses de la collectivité publique
ou de l'établissement public qui assure la maîtrise d'ouvrage
du projet.
13 - MONTANT DES AIDES
Lorsque les interventions du FISAC prennent la forme de subventions de fonctionnement
et d'investissement, celles-ci sont calculées sur la base du plan de
financement du projet présenté, dans les conditions fixées
par le décret susvisé du 5 février 2003.
14 - CONDITIONS D'INTERVENTION
Afin d'éviter une excessive dispersion des subventions, le montant
des dépenses subventionnables pour une opération, qu'il s'agisse
de dépenses de fonctionnement, de dépenses d'investissement
ou des deux à la fois, ne peut être inférieur à
10 000€ hors taxes. Pour l'appréciation de ce plancher dans le
cadre d'une opération urbaine, il convient de prendre en considération
la dépense globale et non la dépense faite par chaque commerçant
ou artisan dans le cas d'une rénovation de vitrine ou de la mise en
place d'équipements destinés à la sécurité
de l'entreprise.
La règle définie ci-dessus ne s'applique pas aux opérations
relatives aux marchés ruraux, le montant des dépenses engagées
dans ce type d'opération pouvant être inférieur à
ce plancher de 10 000€ hors taxes.
S'agissant des entreprises éligibles aux aides du FISAC, celles-ci
doivent justifier d'un chiffre d'affaires hors taxes inférieur à
800 000€. Ce chiffre s'entend par entreprise, et non par établissement
quand il y a des établissements secondaires.
Le montant des dépenses subventionnables est toujours apprécié
hors-taxes, sans dérogation possible.
Un particulier ou une collectivité publique ayant bénéficié
d'une subvention du FISAC ne peut représenter une nouvelle demande
d'aide ayant le même objet avant l'expiration d'un délai de cinq
ans dont le point de départ est la date à laquelle est intervenu
le dernier versement de cette aide.
Cette demande sera considérée comme irrecevable si elle n'a
pas été précédée d'un rapport d'évaluation
et de bilan permettant, d'une part, de mesurer les effets directs et indirects
de l'opération précédemment subventionnée et,
d'autre part, d'apprécier si elle a apporté les résultats
attendus.
15 - FISAC ET AIDES EUROPEENNES
Une subvention versée au titre du FISAC peut servir de contrepartie
pour la mobilisation de crédits européens pour les opérations
qu'il subventionne.
ANNEXE 2 : TYPES D'OPERATIONS ET DEPENSES ELIGIBLES
Les opérations éligibles se regroupent en quatre catégories :
- les opérations
individuelles à destination des entreprises en milieu rural ;
- les opérations collectives ;
- les études ;
- les actions collectives spécifiques.
21
- LES OPERATIONS INDIVIDUELLES A DESTINATION DES ENTREPRISES EN MILIEU RURAL
Les opérations individuelles à destination des entreprises en
milieu rural concernent les entreprises commerciales, artisanales ou de services
réalisant un chiffre d'affaires annuel inférieur à 800
000€ hors taxes et implantées dans des communes dont la population
est inférieure à 2 000 habitants.
Elles visent à inciter les propriétaires de locaux commerciaux,
artisanaux ou de services, qu'il s'agisse des collectivités territoriales
ou des exploitants, à réhabiliter ou à moderniser ces
locaux et leurs équipements professionnels.
Elles doivent être précédées d'une étude
de faisabilité qui sert de support au dossier présenté.
Cette étude n'est pas prise en compte pour le calcul de la subvention
du FISAC.
Ces opérations doivent présenter les caractéristiques
suivantes :
- le projet doit s'appuyer
sur des besoins identifiés ;
- le projet commercial ou artisanal doit être économiquement
viable et concerner des marchés réels ;
- le projet ne doit pas induire de distorsion de concurrence.
La maîtrise d'ouvrage
peut être publique (commune ; structure de coopération intercommunale)
ou bien privée (entreprise ; groupement d'entreprises ; coopérative).
Un projet présenté par un maître d'ouvrage privé
doit être agréé par la commune d'implantation (délibération
du conseil municipal).
Sont exclues du champ d'intervention de ces opérations : les pharmacies
et les professions libérales, ainsi que les activités liées
au tourisme, comme les emplacements destinés à accueillir les
campeurs, les restaurants gastronomiques et les hôtels-restaurants.
En revanche, peuvent être éligibles les cafés, ainsi que
les restaurants, lorsque l'essentiel de leurs prestations s'adressent à
la population locale.
Sont éligibles aux aides du FISAC :
- les dépenses d'investissement relatives à la modernisation
et à la sécurisation des entreprises et des locaux d'activité
(vitrines incluses) lorsque le bénéficiaire est, soit la collectivité
territoriale propriétaire, soit l'exploitant ;
- l'achat, par une collectivité publique, de locaux d'activité
(hors fonds commerciaux) ;
- l'aménagement des abords immédiats du commerce concerné,
notamment pour en faciliter l'accès, lorsque le projet est porté
par une collectivité publique.
En ce qui concerne les
travaux de modernisation liés à l'outil de production, sont
seuls éligibles :
- les investissements de contrainte (les investissements visés sont
ceux induits, notamment, par l'application de normes sanitaires) ;
- les investissements de capacité (les investissements visés
sont ceux qui permettent de satisfaire une clientèle plus nombreuse
sur la zone de chalandise, à condition qu'il s'agisse d'un marché
peu ou mal couvert) ;
- les investissements de productivité (les investissements visés
sont ceux qui permettent à l'entreprise d'accroître sa rentabilité
et son efficacité).
Le simple renouvellement
d'équipements obsolètes ou amortis n'est pas éligible
au FISAC, sauf dans le cas où cette opération a pour effet de
contribuer au maintien d'une activité ou d'un service de proximité
en zone rurale.
Le matériel d'occasion est éligible dans le cas des transmissions-reprises
d'entreprises sous réserve de la production d'actes authentifiant la
vente et d'une attestation du vendeur selon laquelle le matériel n'avait
pas été subventionné à l'origine. Cette disposition
s'applique également dans le cas d'acquisition de camions de tournées
d'occasion
Le taux d'intervention ne peut excéder 20% du montant des dépenses
subventionnables. Toutefois, ce taux est porté à 30 % dans le
cas d'opérations individuelles réalisées par des collectivités
territoriales et à 40 % lorsque les dépenses d'investissement
portent sur la sécurisation des entreprises et des locaux d'activité,
quel que soit le maître d'ouvrage.
Pour ce qui concerne les entreprises, le montant des dépenses d'investissement
subventionnables est limité à 50 000€ hors taxes. Les entreprises
bénéficiaires doivent obligatoirement être inscrites au
registre du commerce et des sociétés ou au répertoire
des métiers.
22 - LES OPERATIONS
COLLECTIVES
Les opérations collectives concernent un ensemble d'entreprises appartenant
à un secteur géographique et sont conduites par des collectivités
territoriales, leurs groupements ou leurs établissements publics.
Les aides financières sont versées aux personnes morales de
droit public et à leurs groupements qui assurent la maîtrise
d'ouvrage desdites opérations. Toutefois, des personnes physiques ou
morales de droit privé peuvent également être bénéficiaires
d'une aide répartie dans le cadre de ces opérations collectives.
Les opérations collectives comprennent les opérations urbaines,
les opérations collectives de modernisation de l'artisanat, du commerce
et des services en milieu rural et les opérations d'aménagement
dans les communes rurales.
221 - Définitions
2211 - LES OPERATIONS
URBAINES
Une opération urbaine a pour but d'aider les actions et travaux d'intérêt
général décidés par les communes en vue de conserver
et fortifier le tissu des entreprises commerciales, artisanales et de services
dans certains quartiers. Cet objectif de redynamisation doit être inséré
dans une démarche globale de développement économique
et d'adaptation de l'urbanisme aux besoins du commerce, de l'artisanat et
des services.
Ce type d'opération concerne les communes de plus de 2000 habitants.
Sont également considérées comme des opérations
urbaines les opérations pilotées par les communautés
d'agglomération ainsi que par les communautés de communes ou
tout autre groupement intercommunal dont la population globale excède
2 000 habitants.
Il est fortement recommandé, pour qu'une opération urbaine soit
couronnée de succès, que s'établisse un partenariat avec
les collectivités territoriales concernées, la chambre de commerce
et d'industrie, la chambre de métiers et les associations de professionnels
concernées.
Une convention de partenariat détermine le périmètre
d'intervention et le programme d'actions et de travaux de l'opération
envisagée.
L'opération doit être précédée d'une ou
de plusieurs études portant sur l'adaptation quantitative et qualitative
du tissu commercial aux besoins du consommateur, sur l'accès aux zones
commerciales (circulation et stationnement) et sur l'aménagement des
locaux destinés à accueillir des activités commerciales,
artisanales et de services. Le conseil urbanistique et architectural peut
également être pris en considération dès lors qu'il
concerne directement les activités précitées. Ces études
et prestations sont éligibles à l'aide du FISAC.
2212 - LES OPERATIONS
COLLECTIVES DE MODERNISATION DE L'ARTISANAT, DU COMMERCE ET DES SERVICES EN
MILIEU RURAL
Les opérations collectives de modernisation de l'artisanat, du commerce
et des services en milieu rural concernent les pays, les groupements de communes
rurales ainsi que les bassins d'emploi ruraux menacés de fragilisation
par l'évolution démographique ou les mutations économiques.
Elles ont pour but de consolider les entreprises commerciales et artisanales
par la mise en œuvre coordonnée d'aides indirectes collectives
(actions sur l'environnement immédiat, conseil, groupement de commerçants
et d'artisans, regroupement éventuel des entreprises, animation, promotion)
et d'aides directes individuelles (réhabilitation et sécurisation
du local d'activité, modernisation de l'outil de travail).
Elles doivent être précédées d'une étude
de faisabilité qui peut être financée par le FISAC au
titre de la catégorie " Etudes " mentionnée à
la présente annexe, chapitre III.
La maîtrise d'ouvrage doit être assurée par l'une des communes
désignées comme chef de file ou par un organisme -personne morale
de droit public ou groupement de personnes morales de droit public- qui est
le bénéficiaire de la subvention. L'opération donne lieu
à l'établissement d'une convention à laquelle sont associées
la chambre de commerce et d'industrie et la chambre de métiers concernées
dans le périmètre de l'opération.
Le financement d'une opération collective de modernisation en milieu
rural doit donner lieu à un engagement financier des collectivités
territoriales participantes qui est la contrepartie de celui de l'Etat, le
principe étant la parité.
Dans les communes inscrites dans le périmètre de l'opération
collective de modernisation, les entreprises peuvent bénéficier
d'aides directes.
2213- LES OPERATIONS D'AMENAGEMENT DANS LES COMMUNES RURALES
L'importance des secteurs du commerce, de l'artisanat et des services en milieu
rural impose de les insérer de manière plus dynamique dans l'ensemble
des procédures de développement local. Les opérations
d'aménagement dans les communes rurales visent à inciter les
communes de moins de 2 000 habitants à réhabiliter leur centre-bourg
de manière à créer un environnement favorable à
l'exercice des activités commerciales, artisanales et de services.
222 - Dispositions communes aux opérations collectives
Taux et montants
maximaux
Le montant de l'aide ne peut excéder 50 pour cent du montant des dépenses
subventionnables pour ce qui relève des dépenses de fonctionnement
ou d'investissement immatériel, dans la limite d'un coût subventionnable
de 800 000€ hors taxes, ce qui correspond à une subvention maximale
de 400 000€ par tranche.
Le montant de l'aide ne peut excéder 20 pour 100 pour les dépenses
d'investissement matériel jusqu'à un plafond de dépenses
subventionnables de 800 000€ hors taxes. Au-delà de ce seuil,
le taux maximum d'intervention est ramené à 10 pour 100 avec
un montant de subvention plafonné à 400 000€ par tranche.
Les taux mentionnés ci-dessus sont des taux maxima ; ils ne donnent
donc pas lieu à une application de plein droit. Ils peuvent ainsi être
modulés en fonction de l'incidence des différentes actions projetées
sur les activités commerciales, artisanales et de services.
A titre dérogatoire, les taux d'intervention sont portés respectivement
à 80 % en fonctionnement et à 40 % en investissement pour les
opérations réalisées dans les zones urbaines sensibles,
dont la liste est annexée au décret n° 96-1156 du 26 décembre
1996, comprises dans les territoires prioritaires d'un contrat de ville.
L'aide financière maximale qui peut être accordée pour
une opération comportant trois tranches ne peut excéder 2 M€.
Fractionnement et échelonnement des opérations
Une opération collective peut avoir un caractère annuel ou pluriannuel.
Dans ce dernier cas, le programme présenté ne peut excéder
trois tranches.
Sur le territoire d'une même commune, le FISAC peut intervenir simultanément
dans le financement de plusieurs projets distincts.
223 - Actions éligibles dans le cadre des opérations
urbaines et des opérations collectives de modernisation en milieu rural
Sont éligibles aux aides du FISAC :
2231 - au titre
des dépenses de fonctionnement
- les études de conception pouvant intervenir en complément
de l'étude de faisabilité : ces études doivent avoir
un rapport direct avec l'opération projetée et servir de support
aux actions envisagées. Lorsque l'étude a trait aux accès,
à la circulation et au stationnement, son financement par le FISAC
est subordonné à la condition que l'impact des aménagements
envisagés sur les activités commerciales, artisanales et de
services du centre-ville ou du quartier faisant l'objet de l'opération
en constitue l'axe prioritaire. S'agissant des études réalisées
par les chambres consulaires ou des opérateurs publics, celles-ci peuvent
être prises en compte par le FISAC dès lors qu'il y a eu au préalable
une mise en concurrence entre les différents opérateurs qui
proposent leurs prestations, étant précisé que les prestations
individualisées proposées par les Chambres consulaires sont
normalement financées par les redevances perçues pour ces prestations
;
- le recrutement d'un animateur ou d'un assistant technique au commerce ou
d'un assistant technique aux métiers : la participation annuelle de
l'Etat est limitée à 15 000€ pour un emploi à temps
plein. Cette participation est strictement limitée à la prise
en compte de la rémunération brute de l'animateur ou de l'assistant
technique et des charges sociales incombant à l'employeur ;
- les opérations collectives de communication et de promotion dans
lesquelles la ou les associations de professionnels concernées doivent
participer financièrement de manière significative ;
- les opérations collectives d'animation lorsqu'elles présentent
un caractère innovant et structurant. Les opérations répétitives
sont inéligibles, de même que les loteries foraines, primes ou
cadeaux.
2232 - au titre des dépenses d'investissement :
- l'achat, par la (ou les) collectivité(s) publique(s) concernée(s),
de locaux d'activité (hors fonds commerciaux), cet achat se justifiant
par l'absence de valeur de ces fonds faute de repreneur ;
- la signalétique des espaces dédiés aux activités
commerciales, artisanales et de services ;
- les équipements destinés à faciliter l'accès
direct à ces espaces, ainsi que le stationnement de proximité
;
- les halles et marchés couverts, ainsi que les marchés de plein
air : sont pris en compte le gros œuvre et les aménagements intérieurs
(climatisation, éclairage, carrelage et traitement des sols, centrale
de froid), ainsi que tous les équipements directement rattachables
à l'exercice de la fonction commerciale ;
- les investissements de restructuration des centres commerciaux de proximité,
lorsque l'Etablissement public national d'aménagement et de restructuration
des espaces commerciaux et artisanaux (EPARECA) n'intervient pas.
2233 - Au titre des aides directes aux entreprises :
* Dans le cas des opérations
urbaines, lorsque l'opération FISAC s'intègre, pour le commerce,
l'artisanat et les services, dans une opération coordonnée et
concertée d'amélioration urbaine, les dépenses d'investissement
suivantes :
- la rénovation des vitrines ;
- les équipements destinés à assurer la sécurité
des entreprises commerciales, artisanales et de services.
Le financement par le FISAC de ces deux actions est subordonné à
la condition que la participation financière de la (ou des) collectivité(s)
territoriales(s) concernée(s) soit égale à celle du FISAC.
Le montant des dépenses d'investissement subventionnables est limité
à 50 000€ hors taxes, ce qui correspond à un montant maximal
de subvention de 10 000€.
* Dans le cas des opérations collectives de modernisation de l'artisanat,
du commerce et de services en milieu rural :
- la rénovation des vitrines ;
- les dépenses d'investissement relatives à la modernisation
des entreprises et des locaux d'activité ;
- les équipements destinés à assurer la sécurité
des entreprises commerciales, artisanales et de services.
Les investissements éligibles sont ceux prévus pour les opérations
individuelles à destination des entreprises en milieu rural (cf. p.
5 et 6 le détail des travaux éligibles). Le taux d'intervention
du FISAC ne peut excéder 20 % du montant des dépenses d'investissement
subventionnables plafonné à 50.000€ hors taxes, compte
tenu du co-financement à part égale par un maître d'ouvrage
public.
Le montant de l'aide directe est fixé par un comité de pilotage
présidé par le préfet ou son représentant et comprenant
l'ensemble des partenaires de l'opération. Le trésorier-payeur
général ou son représentant est associé aux travaux
de ce comité.
224- Actions éligibles dans le cadre des opérations
d'aménagement dans les communes rurales
- la signalétique des espaces dédiés aux activités
commerciales, artisanales et de services ;
- les équipements destinés à faciliter l'accès
direct à ces espaces, ainsi que le stationnement de proximité
;
- les halles et marchés couverts, ainsi que les marchés de plein
air : sont pris en compte le gros œuvre et les aménagements intérieurs
(climatisation, éclairage, carrelage et traitement des sols, centrale
de froid), ainsi que tous les équipements directement rattachables
à l'exercice de la fonction commerciale ;
- les investissements de restructuration des centres commerciaux de proximité.
23 - LES ETUDES
Sont regroupées dans la catégorie " Etudes " les études
préalables ou de faisabilité qui concourent aux opérations
aidées par le FISAC, les études d'évaluation des opérations
aidées ainsi que toute étude permettant de mieux cerner le devenir
des secteurs du commerce, de l'artisanat et des services ou d'assurer la cohérence
de l'action publique liée à l'aménagement du territoire.
Les études constitutives
des schémas de développement commercial n'entrent pas dans le
champ d'intervention de cette catégorie d'opération.
La maîtrise d'ouvrage de ces projets est assurée par l'Etat et
par les collectivités territoriales. Pour les études préalables
ou de faisabilité, les organismes consulaires peuvent aussi être
maîtres d'ouvrage, dès lors que leur rémunération
est assurée au prix coûtant, déterminé au moyen
d'une comptabilité analytique auditable.
24 - ACTIONS
COLLECTIVES SPECIFIQUES
Des actions collectives spécifiques peuvent être décidées
par le ministre chargé du commerce et de l'artisanat.
Cette disposition est destinée à donner au fonctionnement du
FISAC la souplesse d'intervention nécessaire, pour tenir compte des
circonstances pouvant affecter les secteurs du commerce, de l'artisanat et
des services ou pour anticiper ou accompagner l'évolution et les mutations
de ces mêmes secteurs.
Entrent notamment dans cette catégorie, les contributions de l'Etat
au financement des actions de développement économique des chambres
de métiers et des organisations professionnelles de l'artisanat.
ANNEXE
3 : PROCEDURE ADMINISTRATIVE
31 - CONSTITUTION DES DOSSIERS DE DEMANDE D'AIDE
Les dossiers de demande d'aide doivent comporter :
- les données
permettant d'apprécier le projet dans son contexte ;
- les informations techniques détaillées sur les objectifs poursuivis
et les actions envisagées pour les atteindre ;
- le coût prévisionnel de chaque action ;
- le plan de financement faisant apparaître la participation des différents
partenaires, et notamment le montant de la subvention demandée, ainsi
qu'un échéancier lorsque l'opération a un caractère
pluriannuel. Un modèle de plan de financement figure en annexe 5.
Les demandes sont accompagnées d'un relevé d'identité bancaire ou postal portant les références du compte du bénéficiaire qui doit être crédité de la subvention éventuelle.
32 - TRANSMISSION
ET INSTRUCTION DES DEMANDES
Le demandeur adresse au préfet compétent un dossier complet
en trois exemplaires.
L'instruction du dossier à l'échelon local s'effectue selon
la procédure suivante :
- un exemplaire est transmis
immédiatement au délégué régional au commerce
et à l'artisanat concerné. Lorsque le dossier est complet, celui-ci
doit adresser son avis motivé au préfet dans le meilleur délai
pour permettre le respect des délais maximum mentionnés en page
2 ;
- lorsque le dossier est réputé complet, le préfet adresse
au demandeur un accusé de réception valant autorisation, le
cas échéant, de commencer les travaux. Dans ce cas, seules les
actions et travaux engagés postérieurement à l'autorisation
du préfet peuvent donner lieu à subvention. Bien entendu, cet
accord de principe ne saurait préjuger de la décision définitive
qui sera prise le moment venu par le ministre chargé du commerce et
de l'artisanat.
- lorsque l'instruction est achevée à l'échelon local,
le préfet transmet le dossier complet à la direction des entreprises
commerciales, artisanales et de services - sous-direction des actions économiques
- bureau des interventions économique - 3-5, rue Barbet de Jouy - 75353
PARIS 07 SP.
- le plan de financement faisant apparaître la participation des différents
partenaires, et notamment le montant de la subvention demandée, ainsi
qu'un échéancier lorsque l'opération a un caractère
pluriannuel. Un modèle de plan de financement figure en annexe 5.
Le dossier doit expressément
mentionner la date à laquelle la demande de subvention a été
déposée en préfecture et être accompagné
de l'avis motivé du préfet et de celui du délégué
régional au commerce et à l'artisanat.
Est réputé recevable par la direction des entreprises commerciales,
artisanales et de services le dossier complet, accompagné de toutes
les pièces utiles à son instruction.
Afin de faciliter le traitement à tous niveaux des demandes, un modèle
de fiche d'instruction, joint en annexe 6, est utilisé conjointement
par le préfet et le DRCA.
A l'échelon national, la direction des entreprises commerciales, artisanales
et de services procède alors à l'examen de ce dossier en vue
d'une décision du ministre chargé du commerce et de l'artisanat.
33- AVIS DE LA
COMMISSION (exception)
La Commission instaurée par l'article 10 du décret susvisé
du 5 février 2003(1) peut être consultée par le ministre
chargé du commerce et de l'artisanat sur certaines opérations
en raison de leur ampleur ou de leur caractère novateur.
34 - NOTIFICATION
Les différentes décisions attributives de subvention prises
par le ministre chargé du commerce et de l'artisanat et les lettres
de notification sont transmises par la direction des entreprises commerciales,
artisanales et de services :
- au préfet compétent,
pour attribution et suivi ;
- au délégué régional au commerce et à
l'artisanat concerné, sous couvert du préfet de région,
pour information.
Le préfet, dans sa lettre de transmission, rappelle au bénéficiaire l'obligation qui lui est faite d'adresser à la direction des entreprises commerciales, artisanales et de services, sous son couvert, dès réalisation de l'opération aidée et règlement des dépenses afférentes, le compte-rendu d'utilisation des sommes perçues. Il précise, par ailleurs, que les aides qui, dans un délai de trois ans à compter de la date de leur notification, n'ont pas été utilisées conformément à l'objet pour lequel elles ont été attribuées, donnent lieu à remboursement. Il précise également qu'au terme de l'opération subventionnée, une évaluation doit être fournie. Enfin, s'il s'agit d'une aide directe à une entreprise, il indique au bénéficiaire que l'aide attribuée entre dans le cadre du Règlement communautaire (CE) n° 69/2001 du 12 janvier 2001 (de minimis).
35- SUIVI ET
EVALUATION DES OPERATIONS SUBVENTIONNEES
Lorsque le déroulement de l'opération a été retardé
par des événements extérieurs au maître d'ouvrage,
le préfet peut également autoriser ce dernier à poursuivre
l'opération au-delà de sa date-limite, selon des conditions
de délai qu'il précise.
L'établissement d'une convention définissant les engagements
respectifs des parties, le calendrier de réalisation et les modalités
de suivi et d'évaluation est obligatoire pour les opérations
ayant un caractère pluriannuel ou bénéficiant d'une subvention
égale ou supérieure à 50 000€. Il en va de même
lorsque l'aide attribuée fait l'objet d'une répartition entre
plusieurs bénéficiaires. Les conventions sont signées
au nom du ministre chargé du commerce et de l'artisanat par le préfet.
Au terme de chaque opération subventionnée, le préfet
demande au maître d'ouvrage bénéficiaire de l'aide d'établir
un rapport d'évaluation et de bilan, permettant de mesurer les effets
directs ou indirects de cette opération sur les activités commerciales
et artisanales et d'apprécier si elle a apporté les résultats
attendus. Ce rapport est adressé par le préfet au délégué
régional au commerce et à l'artisanat, pour avis, et à
la direction des entreprises commerciales, artisanales et de services.
S'il s'agit d'une opération simple comportant une tranche unique, le
rapport d'évaluation et de bilan peut être présenté
en même temps que le compte rendu d'utilisation des fonds.
36- PROCEDURE
FINANCIERE
Les décisions d'attribution de subvention sont notifiées au
directeur général et à l'agent comptable de l'ORGANIC.
Cet organisme est invité par la direction des entreprises commerciales,
artisanales et de services, à payer :
- dès la notification,
les subventions de fonctionnement afférentes à des opérations
ne requérant pas la signature d'une convention ;
- sur instruction de la direction susvisée après signature de
la convention, les subventions de fonctionnement afférentes à
des opérations assujetties à la signature d'une telle convention
;
- après réalisation de l'acquisition ou des travaux et sur instruction
de la direction susvisée, les subventions d'investissement.
Les conventions doivent
prévoir des versements échelonnés, le premier ne pouvant
dépasser 60 % de la subvention lorsqu'il s'agit de dépenses
de fonctionnement. Dans le cas d'une opération collective de modernisation
de l'artisanat, du commerce et des services en milieu rural, 50 % de l'aide
directe aux entreprises peuvent faire l'objet d'un versement à la signature
de la convention si celle-ci le prévoit expressément. En toute
hypothèse, le solde, qui ne peut être inférieur à
20 %, n'est versé que sur présentation des justificatifs de
réalisation complète du projet ou du programme.
Les pièces justificatives relatives au fonctionnement et aux investissements
réalisés, qui sont fournies par le bénéficiaire,
sont vérifiées par le préfet. Le contrôle des pièces
porte sur :
- la vérification
de l'imputabilité des dépenses facturées à l'opération
subventionnée ;
- la régularité des factures quant à la forme et quant
au fond, y compris la vérification des calculs des coûts et de
la liquidation de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- la totalisation des sommes facturées et la comparaison avec le montant
prévisionnel de l'opération figurant sur la demande.
A l'issue de ces vérifications, le préfet adresse à la direction des entreprises commerciales, artisanales et de services :
- une attestation certifiant
la réalité du service fait, la conformité des travaux
et leur réalisation après le dépôt du dossier complet
en préfecture ;
- un récapitulatif des frais engagés reprenant chacune des dépenses
avec son coût hors taxes et laissant apparaître le taux réel
de subvention par rapport aux dépenses effectives.
Après exploitation,
les pièces justificatives devront, sauf cas particulier, être
conservées à la préfecture et tenues à la disposition
des corps de contrôle. Sauf demande expresse, il est inutile d'en transmettre
un jeu à la direction des entreprises commerciales, artisanales et
de services.
Les paiements sont effectués au compte du bénéficiaire.
A cette fin, la direction des entreprises commerciales, artisanales et de
services communique à l'ORGANIC les relevés d'identité
bancaire ou postale des comptes à créditer.
Ces paiements sont imputés sur le compte spécial ouvert dans
les écritures de l'ORGANIC et alimenté par les dotations que
l'Etat verse à l'ORGANIC pour la gestion du FISAC.
Un avis de paiement est envoyé par l'ORGANIC au bénéficiaire.
Trois copies de cet avis sont adressées pour compte rendu à
la direction des entreprises commerciales, artisanales et de services qui
en retransmet une au préfet et une au délégué
régional au commerce et à l'artisanat, sous couvert du préfet
de région.
L'agent comptable de l'ORGANIC tient régulièrement à
jour les comptes du FISAC et arrête les résultats en fin d'exercice.
Le solde est reporté sur l'exercice suivant. Sont comptabilisés
les engagements correspondant au montant cumulé des subventions accordées
par le ministre chargé du commerce et de l'artisanat, ainsi que les
mouvements de trésorerie.
L'ORGANIC transmet notamment à la direction des entreprises commerciales,
artisanales et de services :
- des avis de paiement
hebdomadaires, en trois exemplaires ;
- une situation mensuelle de trésorerie permettant de dégager
le solde net disponible ;
- à la clôture de chaque exercice, un état récapitulatif
des sommes versées au titre du FISAC, daté, certifié
exact et signé par l'agent comptable.
37 - RECOUVREMENT
EVENTUEL DES SUBVENTIONS
Aux termes de l'article 9 du décret susvisé du 5 février
2003, les aides qui, dans un délai de trois ans à compter de
la date de leur notification au bénéficiaire n'ont pas été
utilisées, totalement ou partiellement, conformément à
l'objet pour lequel elles ont été attribuées, donnent
lieu à reversement.
Le préfet saisit la direction des entreprises commerciales, artisanales
et de services des cas dont il a connaissance et relevant de ces dispositions.
Il fait respecter, au besoin en effectuant des rappels, l'obligation pour
le bénéficiaire d'une aide du FISAC d'adresser, dès réalisation
de l'opération ou de la tranche d'opération aidée et
règlement des dépenses afférentes, le compte rendu d'utilisation
des sommes perçues. Il saisit la direction des entreprises commerciales,
artisanales et de services des cas de refus ou d'absence de réponse.
Les comptes rendus sont adressés par le bénéficiaire
de l'aide en trois exemplaires au préfet qui en communique un à
la direction des entreprises commerciales, artisanales et de services et un
au délégué régional au commerce et à l'artisanat.
L'envoi à la direction des entreprises commerciales, artisanales et
de services est effectué en clôture d'exercice avant le 31 janvier
de chaque année. Le délégué régional au
commerce et à l'artisanat établit un rapport de suivi qu'il
fait parvenir à la direction des entreprises commerciales, artisanales
et de services pour la même date.
En cas d'utilisation non conforme d'une aide, le retrait total ou partiel
de la subvention accordée est réalisé par décision
du ministre chargé du commerce et de l'artisanat et notifié
pour exécution au directeur général de l'ORGANIC par
les soins du directeur des entreprises commerciales, artisanales et de services.
Le directeur général et l'agent comptable de l'ORGANIC engagent
la procédure de recouvrement amiable. Ils adressent à l'intéressé,
par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, un
courrier l'invitant à rembourser dans un délai d'un mois à
compter de la date de réception. A l'expiration de ce délai,
ils rendent compte des résultats de leur démarche au directeur
des entreprises commerciales, artisanales et de services.
Au vu de ces résultats, le ministre chargé du commerce et de
l'artisanat décide, s'il y a lieu, d'engager la procédure contentieuse
prévue à l'article 9, deuxième alinéa, du décret
susvisé du 5 février 2003.
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